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Jacqueline Natla
Larson
Carlos



Jacqueline Natla

Nom: Jacqueline Natla

Nationalité: ?

Occupation: PDG de Natla Technologies

Localisation: Qui sait d’où elle m’a appelée? De quelque part derrière son écran, c’est sûr.

Statut: Vivante, à moins que quelque chose soit arrivé pendant que j’explorais la ville perdue.

Notes: Capable, manipulatrice et probablement sans pitié. Emploie Larson. Son intérêt pour le Scion m’a apporté la localisation de la ville perdue.



Larson

Nom: Larson

Nationalité: Américaine

Occupation: Mercenaire

Localisation: Dernière connue – Calcutta. Actuelle - quelque part loin, très loin de moi je l’espère.

Statut: Miraculeusement vivant.

Notes: Pour une personne avec un tel QI, il est étonnamment résistant. Son intelligence augmente légèrement quand il est avec Pierre. Il est aussi charmant qu’intelligent. Donc pas du tout.



Carlos

Nom: Carlos

Nationalité: Péruvienne

Occupation: Guide

Localisation: La plus grande partie de lui se trouve à l’extérieur de la ville perdue de Vilcabamba. Le reste est dans l’estomac de plusieurs loups. Ceux-ci se trouvent également à l’extérieur de la ville perdue de Vilcabamba.

Statut: Mort. J’ai vérifié.

Notes: Il était bon dans son travail, ça c’est certain. Etait un mauvais coureur dans la neige.

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Tomb
Raider
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Comment tout a commencé

Jamais je n’aurai pensé que ce travail serait facile mais on peut rêver, n’est-ce pas? Même si dans mon domaine c’est plus une idée chimérique qu’un rêve. Je ne sais toujours pas comment cela va finir alors qu’il y a déjà un homme mort, une pile de carcasses d’animaux, et je me retrouve en face d’une zone inexplorée tout en haut des montagnes du Pérou.

Attendez. Je vais un peu trop vite en besogne. Revenons au tout début.

J’étais assise à Calcutta dans un coin de l’hôtel vaquant à mes occupations, ainsi personne ne pouvait me reprocher (en tout cas pas cette fois) de me mettre activement dans ces situations par moi-même. Tout à coup, il y a eu cet américain essayant d’entamer une conversation en jetant devant moi un magazine parlant de l’un de mes derniers exploits et me demandant ce qu’il devait faire pour obtenir ce genre d’attention.

Je ne peux que m’imaginer qu’il voulait réellement connaître la même fin que le malheureux Bigfoot, mais qui étais-je pour gâcher son plaisir.

Sans surprise, il n’a pas saisi l’ironie de ma réponse (et a probablement oublié la dernière fois que l’on s’est rencontré puisqu’il a eu exactement le même genre d’attention de ma part… ainsi que l’hydre).

La seule chose significative que Larson a faite a été de déposer un ordinateur portable avec une connexion directe vers son boss. Mlle Natla de Natla Technologies semblait avoir la même impression concernant le “charme” de son employé et, après l’avoir congédié, a continué en me parlant de la vraie raison de cette interruption.

Je dois dire que cette femme sait comment changer rapidement et sûrement de stratégie. Quand elle a vu que l’argent n’avait aucune motivation pour moi elle a fait appel à mon sens de l’aventure. Après m’avoir parlé de la zone inexplorée dans les montagnes péruviennes, d’une tombe scellée et d’un mystérieux artefact, comment aurais-je pu refuser?

Aujourd’hui, moins de 24 heures après ma conversation avec Natla, j’ai volé vers ma destination et j’ai trouvé un guide qui était prêt à m’accompagner à la tombe. Le pauvre homme n’a jamais su dans quoi il mettait les pieds. Juste après avoir réussi à trouver un mécanisme d’ouverture de la tombe un groupe de loups a émergé des portes en pierre et l’a égorgé. J’imagine qu’il n’avait pas prévu cela quand il est devenu guide local.

Etranges symboles

Après avoir abattu les loups et vérifié que mon compagnon était aussi mort qu’il en avait l’air (et oui, il est difficile de faire un trucage avec autant de sang), je suis entrée dans la tombe. Les portes en pierre se sont refermées derrière moi dans un bruit sourd. Mais je ne m’en soucie pas pour l’instant. Je suis plus ravie qu’autre chose.

Voyons ce que la Tombe de Qualopec me réserve…

Dans la caverne

La caverne dans laquelle je suis entrée était sombre et il a fallu un moment à mes yeux pour s’adapter. La première chose que j’ai remarqué furent des empreintes dans la neige que le vent fort de la montagne avait légèrement balayé. Les bêtes s’attendaient probablement à autre chose quand elles ont couru vers la lumière de l’entrée, mais un simple coup d’oeil m’a confirmé que ce ne sera pas la dernière rencontre avec cette meute. Le nombre d’empreintes laissait entendre un plus grand nombre comparé aux corps étendus à l’extérieur.

Mais je ne pouvais pas rester longtemps au même endroit; la grotte était gelée et, bien que j’étais habituée aux températures basses, rester immobile n’était pas une bonne idée. En suivant les traces, puisqu’il s’agissait de la seule direction que je pouvais prendre, l’endroit semblait calme. Cependant, le silence fut bientôt brisé par un frémissement suspicieux. Je m’arrêtai et bientôt trouvai sa source: un ancien mécanisme qui tirait des flèches (et bien que je n’ai pas vérifié cette hypothèse, j’étais presque sûre qu’elles étaient empoisonnées).

Je n’ai pas pu m’empêcher de m’esclaffer de cette tentative pathétique pour empêcher les gens d’entrer. Est-ce qu’au moins ils l’ont vérifié quand ils ont bâti cet endroit? Personne ne tomberait dans un piège comme celui-ci. Mais juste à ce moment-là, je me souvins du visage de Larson… et de l’odeur de brûlé de son jean. Cette mémoire distante, presque bienvenue, m’a fait ajouter une petite rectification: seulement un idiot tomberait dans un piège comme celui-là.

Flèches empoisonnées

J’ai simplement sauté par-dessus le piège, pas vraiment par nécessité, mais uniquement pour étirer mes membres glacés. Il semblait que ma présence n’était pas la bienvenue auprès des autres habitants de la caverne, mais je ne pouvais pas me plaindre. Après tout, y’avait-il une meilleure cible d’entraînement qu’une chauve-souris enragée?


Architecture antique

Tandis que je progressais, je me suis habituée à l’éclairage sombre et, plus important, j’ai commencé à reconnaître des parties d’architecture antique.

Au début c’était difficile à remarquer, mais bientôt j’ai pu apprécier la technique et l’état dans lequel les murs et ornements étaient préservés. La ville avait été scellée pendant des siècles et l’archéologue en moi espérait pouvoir s’arrêter un bref moment pour faire ce que j’avais appris pendant mes études. Malheureusement, j’avais d’autres obligations.

Il y avait une partie de la vieille ville dont je n’étais pas fan: ses ponts en bois.

Le froid avait préservé certains d’entre eux, mais j’étais tout de même réticente à faire confiance à leur stabilité. Les hurlements affamés sous les planches gelées n’étaient pas très accueillants non plus, alors j’ai ressenti un léger soulagement une fois avoir franchi les ponts sans glisser ni passer au travers.

Pont en bois

Bientôt je n’étais plus aussi chanceuse. Mes pieds ont glissé et, au lieu de faire un saut par-dessus le trou devant moi en toute sécurité, j’ai atterri à peine debout face à un ours. Bien sûr il fallait que ce soit un ours. Il n’y avait aucun autre animal que j’aurai aimé voir plutôt qu’un ours quand j’essayais de reprendre mon équilibre avec si peu de place que j’ai failli heurter un mur à chaque fois que je l’esquivais. C’est bien que j’ai pensé à emporter des pansements.




Ours en colère

Et donc, après avoir failli être déchiquetée à mort et avoir réduit drastiquement la population de la caverne, je me trouvais devant une grande porte. Le deuxième mécanisme de flèches ne m’a pas tellement dérangée, et bien que je doive admettre que ce qu’ils avaient manqué en imagination ils l’avaient certainement compensé par leur grand nombre. Mais je fais confiance aux bâtisseurs antiques, qu’ils n’ont pas fini de me surprendre. Maintenant donc… où cela mène-t-il?

Où cela mène-t-il?

A l’intérieur de la ville perdue

Je n’attendais aucun comité d’accueil quand je suis entrée dans la ville perdue de Vilcabamba, mais la meute de loups qui me considérait comme leur casse-croûte a plutôt gâché ma première impression de l’endroit. Personne ne veut verser de sang lors d’une première visite, mais il semble que cela m’arrive régulièrement. Heureusement j’avais un sac à dos plein de munitions pour pouvoir supporter tout ce que le Pérou me balançait à la figure.

Après avoir éliminé les bêtes voraces j’ai enfin pu jeter un bon coup d’oeil. Malgré l'effondrement partiel du plafond de la caverne l'architecture de la ville semblait presque intacte; ses murs étaient encore fermes et stables, certaines des constructions en bois avaient même été préservées par les basses températures des montagnes péruviennes.

Il n’y avait pas de chemin apparent donc j’ai du mettre l’archéologue en moi de côté.

Colonne péruvienne avec des sculptures.

Alors que le gel avait rendu certaines des portes non fonctionnelles, il y avait toujours des moyens d'accéder aux bâtiments. Curieusement, ils semblaient fraîchement déserts malgré le temps qui devait s'être écoulé; les cheminées primitives dans le centre des pièces n'étaient pas balayées, il y avait des peaux d'animaux, clairement en train de sécher.

Même les auges étaient remplies de foin, comme si toute la population de Vilcabamba s’était simplement levée et était partie. Je me demandais ce qui leur était arrivé et j'espérais que, au fur et à mesure que je progressais dans le complexe, j'apprendrais ce qu’il était devenu de leur sort.

Outre l'état des bâtiments que j'ai trouvés, la plus grande surprise jusqu'ici a été la végétation que j'ai rencontrée. Malgré le manque de lumière, plus je pénétrais dans la caverne, plus je trouvais de plantes; certaines auxquelles je m'attendais, mais beaucoup étaient des variétés que je n'avais jamais vues auparavant.

Dans l'ensemble la végétation de la ville perdue n'a pas semblé ralentie par les conditions difficiles; au contraire, elle prospérait. Les murs étaient recouverts d'une large épaisseur de vignes et les carreaux du sol étaient presque complètement cachés aussi.

Flore intéressante à l’intérieur des grottes

Je me suis penchée et j'ai pris plusieurs échantillons, bien que je doutais qu'ils puissent survivre en toute sécurité au reste de mon exploration. Il y avait tout simplement trop de raisons de sauter, d'esquiver et donc d'écraser les malheureuses plantes par le contenu de mon sac à dos.

Finalement, j'ai réussi à localiser un bâtiment qui différait des autres. L'entrée était fermée et je devais y accéder par la fenêtre. Les restes de carreaux anciens ont craqué sous mes pieds et je suis tombée dans une pièce décorée de façon troublante - quelqu'un aimait apparemment beaucoup les crânes, sauf à un endroit.


Des crânes partout!

Après être sortie des ruines de l'étage supérieur que je venais de traverser, j'ai procédé à l'examen de la zone étrangement plane du mur. Elle ne correspondait pas aux pierres restantes à l’intérieur et était utilisée autrefois avec une corde, maintenant à moitié effilochée, à moitié gelée. J'ai posé mes pieds bien à plat au sol, j'ai pris une profonde inspiration et j'ai poussé le bloc plus profondément dans le mur.

Mes efforts ont été récompensés par le son satisfaisant de la lourde pierre qui se déplaçait sur l'ancien sol et je me suis stabilisée à nouveau, la forçant à aller plus loin. Je me sentais déjà endolorie, mais je ne me suis pas arrêtée jusqu'à ce que je ressente une poussée d'air vicié.

Je me suis retrouvée dans une pièce avec un deuxième étage qui, contrairement à celui de la chambre précédente, était encore stable et presque intact. Je ne pouvais pas deviner pourquoi les habitants de Vilcabamba décidèrent de bloquer l'entrée de cet endroit, mais je reçus bientôt ma réponse; en explorant deux alcôves avec un motif de crâne sur leurs murs j'ai trouvé deux objets, une clé en argent et une statue en or, une sorte d'idole.

Je les ai insérés avec soin dans mon sac à dos (au revoir, plantes, vous me manquerez) et j’ai rejoint le deuxième étage.

Je pouvais enfin passer une porte qui était auparavant verrouillée vers une structure unique avec trois portes que je voulais vraiment, vraiment photographier correctement, mais ensuite quelque chose a décidé de mordiller à nouveau mes pieds et j'ai eu autre chose à régler. Et maintenant je suis à court de pellicule donc je vais devoir passer au crayon bientôt. Tant pis. Rien de tel que de dessiner avec des doigts à moitié gelés.

Quoi qu'il en soit, l'image montre encore au moins une partie de la construction. Elle était remarquable non seulement pour son architecture distincte, mais aussi pour la conservation inhabituelle de la couleur, car ses décorations rouges étaient vraiment saisissantes. Les peintures oranges à l'intérieur ont également conservé leur aspect original. Je ne pouvais que me maudire d’avoir gaspillé autant de pellicule plus tôt, car ces caractéristiques méritaient certainement d'être documentées.

Loup

Après quelques foulées aux alentours, la porte centrale s'est finalement ouverte. Je sentais que je m'approchais du centre de la ville de Vilcabamba, et pas seulement parce que j'ai failli être coupée en deux par des pièges, cette fois-ci plus intelligemment placés que ceux des cavernes.

Si j'ai été surprise par l'état des bâtiments à l'extérieur, cet endroit était tout simplement magnifique.

C'est vraiment dommage que je doive passer à autre chose, je serais plutôt heureuse ici à faire de l'archéologie pour une fois. Je ne suis pas non plus ravie d'avoir à me séparer de l'idole d'or, mais elle me semble nécessaire pour ouvrir la dernière porte dans cette salle.

C’est bon. Il me reste encore un peu de pellicule.

La porte finale

La cascade et au-delà

Quand j’ai passé la porte, j'ai été surprise de trouver un simple couloir de pierre. C'était un curieux contraste avec la structure richement décorée que je venais de quitter, mais je supposais que les anciens bâtisseurs ne faisaient que de relier les anciens systèmes au lieu de tout reconstruire à l'image de la salle rouge ornementale. Et comme je l'ai vite constaté, il y avait une très bonne raison d'inclure ce passage dans l'énorme complexe de la ville perdue - il fournissait l'indispensable approvisionnement en eau. Maintenant, je comprend enfin comment la ville pouvait prospérer malgré le fait qu’elle soit au fond d'une caverne.

Je décidai de suivre la rivière à droite, suivant un son rugissant que je soupçonnais être une chute d'eau. Ce dont je ne m'attendais pas était la taille de celle-ci; la caverne étroite s'est étendue dans un espace beaucoup plus grand et même si l'éclairage était faible, je pouvais voir la masse d'eau éclaboussant la surface d'un étang en dessous. Je me suis dirigée vers la base de la cascade, en faisant attention de ne pas glisser sur les pierres mouillées.


Cascade géante

J'étais contente de ne pas avoir à sauter tout au fond du bassin - être traînée quelque part par les courants sous-marins serait une façon plutôt stupide de mourir, surtout quand j'avais d'autres endroits à explorer en premier.

Comme je ne voulais pas vraiment remonter au sommet, je me dirigeai vers une entrée étroite au bout de la grotte - ou du moins j'avais l'intention de le faire avant qu'une autre meute de loups ne sorte de là. Par leur comportement on aurait presque pu penser que j'étais le seul aliment possible sur leur menu - non seulement le leur, mais celui de chaque maudit loup dans toute cette région. Je commence à penser que j'aurais dû emporter plus de munitions.

Après m'être assurée que je ne serais pas mordue, grignotée ou mâchée, j'ai exploré le reste du tunnel, mais cette fois mes efforts n'ont pas porté leurs fruits. La grotte se termina brusquement et comme je ne voyais aucun autre moyen d'avancer, je décidai de tenter ma chance ailleurs. Pendant que je partais et essayais de ne pas marcher sur les carcasses de loups, j'ai senti un curieux courant d'air provenant d'une montagne de gravats et de pierres sur ma droite. Peut-être y avait-il un chemin à suivre, seulement bloqué. Mais ce qui m'intéressait le plus était le changement soudain de température. C'était presque comme si l'air était ... chaud?

J'ai finalement réussi à grimper les pierres aiguisées me gardant de tout ce qui m'attendait. Pendant un moment, j'ai été aveuglée par les rayons de lumière provenant de la nouvelle zone.

Je soupçonnais qu'il y aurait une fissure dans le plafond, peut-être un mur effondré, mais quand mes yeux se sont habitués à la lumière, j'ai regardé avec étonnement ce que je pensais impossible.

Oasis inattendue

Que dire... les merveilles de la nature à leur apogée, c'est ce que le nouvel endroit représentait. Il y avait tellement de verdure!

Et pas du genre que j'ai rencontré auparavant, des mousses, des fougères ... non. Il y avait de l'herbe, des palmiers, des plantes que l'on pouvait s’attendre à croiser dans une jungle et pas au milieu des montagnes péruviennes gelées. Il y avait de plus petits ruisseaux et cascades qui coulaient dans le sol meuble des côtés de la grande vallée et pendant un moment, je me suis simplement tenue là et j’ai admiré cette oasis inattendue.

Et puis ... j'ai entendu un cri perçant. Et un rugissement.

J'ai à peine eu le temps de remarquer les os humains blanchis éparpillés dans l'herbe que quelque chose s'est jeté sur moi et a essayé de planter ses dents dans mon bras. Je l'ai tué sans réfléchir. Ou peut-être que je pensais quelque chose du genre: EST-CE QUE C’EST VRAIMENT UN RAPTOR?! Et encore mieux, ça a ramené des amis à lui.

Les loups me manquent déjà.

Vous savez j'ai beaucoup de respect pour les manières résilientes de Mère nature, de comment elle protège ses créations de nos yeux avides, mais il y a un certain son plaisant aux mots «espèce disparue». J'aime ça. Ils définissent quelque chose qui n'a aucune chance de se délecter de moi, car il est mort depuis longtemps.

Et en outre, attendez, des pas. Des pas lourds. Vraiment lourds.

Oh miséricorde.

Est-ce que CECI n’est pas censé être une espèce disparue également?!



T-Rex

Pas vraiment en voie d’extinction

Je me demande si je devrais signaler cela quelque part. Bien sûr, il y aurait un tollé à propos de la disparition de ces espèces une fois de plus parce que ces zoologistes et paléontologues n'ont aucun sens de l'humour. Ils diraient probablement que j'aurais dû éviter la confrontation ou quelque chose comme ça. J'ai toujours manqué un peu de diplomatie, mais même si ce n’était pas le cas, je doute fortement que je serais capable de communiquer avec un dinosaure vorace.

D’un autre côté… J'adorerai voir le visage de mon père s’il apprenait que j'ai été presque mangée par un T-Rex. Il a toujours été si mécontent de mon style de vie, disant qu'il est inapte pour une femme, que j'apporterais la honte à la famille pour agir comme je le fais... et regardez-moi maintenant; si socialement désirable que même une créature officiellement disparue de l'ère jurassique souhaite se familiariser avec ma chair. Cela devrait sûrement dépasser les attentes de mon père.

Mais bien sûr ce ne sont que mes idées avec du recul. Je n'ai évidemment pas eu le temps de confier mes sentiments et mes pensées au journal à ce moment précis; j'étais trop occupée à esquiver ses mâchoires monstrueusement énormes. Je me suis immédiatement précipitée vers la droite et j'ai prié pour ne pas glisser sur les rochers trempés dans l'un des torrents de la vallée. J'ai aperçu une ouverture étroite dans une falaise à proximité et j’ai sprinté là, avec le saurien rugissant bruyamment sur mes talons.

Ouverture étroite

Je suis toujours surprise de ne pas avoir perdu mon équilibre, ses pas lourds semblaient ébranler les fondations même de la caverne, mais j'ai réussi à obtenir une sécurité relative. Je dis relative parce que le T-Rex enragé a refusé de rester immobile et que son piétinement menaçait la stabilité de ma cachette temporaire. Les deux options étaient soit de rester dans le couloir et de se faire enterrer sous un tas de roche effondré, soit de sortir et de devenir une collation pour dino. La troisième option qui n'impliquait pas 100% de chances de mourir comportait beaucoup de balles. Après avoir exploré le couloir, m’être débarrassée d'un autre raptor et avoir découvert la grotte qui menait à une grande ouverture au-dessus de la vallée, j'ai décidé de tenter le coup (littéralement).

Le bon côté était que ce n'était pas vraiment possible de le manquer. Même en se déplaçant, le saurien était une cible énorme et, pour me faciliter la tâche, il revenait sans cesse pour voir si je n'avais pas changé d'avis en quittant le passage étroit dans lequel sa tête ne pouvait pas rentrer.

Je retournais sur mes pas en avançant à travers la grotte en visant les parties les moins protégées du corps de la créature et en reculant quand elle essayait de forcer le passage pour m’attraper.

 T-Rex essayant de forcer le passage

Finalement, il s'est effondré. Je jurai que je pouvais voir le sol trembler sous le poids de son corps, mais le plafond au-dessus de moi est resté miraculeusement d'un seul tenant, malgré les fissures menaçantes qui l'avaient traversé.

Et comme je l'ai pensé plusieurs fois depuis mon entrée dans le complexe montagneux, j'aurais vraiment dû prendre plus de munitions.

Je pense que je vais faire une courte pause maintenant. Il fait agréablement chaud ici et l'eau semble potable. Cependant, je renonce officiellement à rapporter chez moi des échantillons de plantes de cet endroit. Celles de mon sac à dos ont dû être écrasées et réduites en miettes et je n'ai pas envie de détruire cette faune unique (désolé, sauriens, vous ne comptez pas. Je préfère que personne ne cherche à me mordiller et passe son chemin) juste pour la chance improbable que je les livrerais intactes. Quelqu'un d'autre devra essayer.

Et après je me suis reposée un peu... Je pense que je vais explorer la structure envahie par les plantes au fond de la vallée.















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A propos de nous

Lara Croft Diary est un projet créé par l'équipe de LadyCroft.cz, un site de fans officiel de Tomb Raider et Lara Croft.

Création littéraire, croquis: Arakanga

Développement web, aide aux traductions: constantine

Relecture anglaise: Charles

Traduction française: Alex Fly de core-design.com

Loremaster: Pablo

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